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Garantir la sécurité des données : Cloud souverain et Cloud de confiance

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Sommaire

  1. Le Cloud souverain et de confiance : risques et habilitation
  2. Souveraineté régionale : marketing ou réalité factuelle ?
  3. Bonnes pratiques : chiffrer, gérer, contrôler
  4. Qui peut me priver de mes données ?
  5. Rapidité et sécurité : classifier, politique, intégrité

Dans un monde où la gestion des données est cruciale, le choix entre le cloud souverain et le cloud de confiance devient une décision stratégique pour assurer la sécurité des informations sensibles. Les perspectives de Didier Simba, Laurent Barot, Aymeric Dumas, et Régis Karakozian lors du Cloud Expo Europe à Paris le 16 novembre éclairent le paysage complexe de ces solutions.

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Le Cloud souverain et le Cloud de confiance : risques et habilitation

Le choix du cloud souverain et de confiance repose en grande partie sur l’habilitation délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSI) en France, établissant ainsi le premier rempart contre les risques potentiels. Cette habilitation constitue un sceau d’approbation des mesures de sécurité mises en place par les fournisseurs de services cloud. En Europe, cette approbation s’étend au-delà des frontières nationales, renforçant la confiance des utilisateurs dans la sécurité de leurs données.

Ces solutions sont élaborées pour répondre à une demande croissante de protection des droits étrangers. Dans un contexte mondialisé, où les entreprises opèrent au-delà des frontières, garantir la sécurité des données contre toute ingérence étrangère est devenu impératif. La vision client, de plus en plus exigeante en matière de protection des informations sensibles, pousse les fournisseurs de services cloud à mettre en place des infrastructures robustes et des pratiques de sécurité avancées.

Cependant, malgré ces avancées, la question de l’extraterritorialité demeure une problématique majeure. Les données stockées dans le cloud peuvent traverser les frontières nationales, exposant potentiellement les informations à des juridictions étrangères. Cela souligne l’importance cruciale de garantir la sécurité avec une granularité adaptée. Les fournisseurs de services cloud souverain doivent mettre en œuvre des mécanismes de contrôle stricts, permettant de déterminer l’emplacement physique des données et d’appliquer les règles de sécurité conformément aux législations nationales et européennes

Souveraineté régionale : marketing ou réalité factuelle ?

Le concept de “souveraineté régionale” ne doit pas être considéré comme un simple argument marketing, mais plutôt comme une réalité ancrée dans des préoccupations fondamentales en matière de sécurité des données. Cette notion trouve ses bases dans les multiples menaces auxquelles sont exposées les données stockées dans le cloud, allant de l’instabilité juridique aux lois étrangères intégrées.

L’instabilité juridique constitue l’une des principales menaces qui justifient la recherche de solutions de cloud souverain à l’échelle régionale. Les lois et réglementations concernant la protection des données évoluent constamment, tant au niveau national qu’international. La souveraineté régionale permet d’adopter une approche agile, adaptant rapidement les mesures de sécurité pour se conformer aux nouvelles exigences législatives sans dépendre d’une infrastructure globale qui pourrait être moins flexible.

La présence de lois étrangères intégrées dans les fournisseurs de services cloud soulève des inquiétudes quant à la confidentialité des données. Certains pays peuvent imposer des obligations légales qui compromettent la protection des informations sensibles. La souveraineté régionale offre une solution en limitant l’exposition aux juridictions étrangères, assurant ainsi un contrôle accru sur la façon dont les données sont traitées et protégées.

  • Critères d’Éligibilité Influencés par le Cloud Act :

Le Cloud Act, ou le Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act, est une législation américaine promulguée en 2018 qui a des implications significatives sur la protection des données stockées dans le cloud. Cette loi confère aux autorités américaines le pouvoir d’accéder aux données stockées par des entreprises américaines, même si ces données sont hébergées à l’étranger. Le Cloud Act permet aux agences gouvernementales américaines, telles que le FBI, d’obtenir des mandats pour accéder à des données détenues par des fournisseurs de services cloud, qu’ils soient situés aux États-Unis ou à l’étranger.

Cette portée extraterritoriale soulève des préoccupations importantes en matière de confidentialité et de souveraineté des données, notamment dans le contexte du cloud souverain. Les entreprises et les utilisateurs qui cherchent à garantir la protection de leurs données doivent tenir compte du Cloud Act dans leur évaluation des risques et prendre des mesures appropriées pour assurer la sécurité des informations sensibles, en choisissant éventuellement des solutions de cloud souverain qui offrent un meilleur contrôle sur l’accès à leurs données conformément aux lois nationales et européennes.

Les critères d’éligibilité des solutions de cloud souverain sont fortement influencés par des législations telles que le Cloud Act américain. Ces critères dictent la manière dont les données seront traitées, y compris les éventuelles demandes d’accès gouvernementales. La souveraineté régionale devient alors un moyen de se prémunir contre les implications potentielles de telles législations, en plaçant les données sous la juridiction nationale où les règles et les garanties de confidentialité sont mieux maîtrisées.

Bonnes pratiques : chiffrer, gérer, contrôler

Pour garantir la sécurité des données dans le contexte du cloud souverain, il est impératif de mettre en place des bonnes pratiques rigoureuses, couvrant divers aspects allant du chiffrement à la gestion des accès et des identités, en passant par le contrôle, l’audit et la certification.

  • Le chiffrement des données est la première ligne de défense. Il garantit que même en cas d’accès non autorisé, les informations demeurent illisibles. Dans le contexte du cloud souverain, le chiffrement end-to-end est souvent privilégié, assurant la confidentialité des données pendant leur transit et au repos. L’utilisation de protocoles de chiffrement robustes et à jour est essentielle pour contrer les attaques sophistiquées.
  • La gestion des identités et des accès est un pilier fondamental de la sécurité des données. S’assurer que seules les personnes autorisées ont accès aux informations sensibles contribue à minimiser les risques d’intrusion. Dans le contexte du cloud souverain, où la traçabilité est cruciale, la mise en place de solutions d’authentification multi-facteurs (MFA) renforce la sécurité en ajoutant des couches supplémentaires de protection.
  • Le contrôle des opérations dans le cloud souverain est essentiel. Cela implique la surveillance constante des activités, la détection des comportements anormaux, et la mise en place de politiques de sécurité strictes. Les audits réguliers permettent d’évaluer l’efficacité des mesures de sécurité en place. La certification selon la norme ISO 7001 offre une validation indépendante de la conformité aux normes de sécurité internationales, renforçant la confiance des utilisateurs et des partenaires.
  • La réalisation de backups réguliers est une mesure de précaution cruciale en cas de perte de données ou de sinistre. Ces backups doivent être stockés de manière sécurisée et être facilement récupérables. Les tests de sécurité réguliers, tels que les simulations d’intrusion et les évaluations de vulnérabilité, permettent de s’assurer que les défenses en place sont efficaces. Ils offrent également une opportunité d’ajuster les mesures de sécurité en fonction des nouvelles menaces émergentes.
  • Dans un environnement de cloud souverain, la gestion externe des clés renforce la sécurité du chiffrement. Cela signifie que les clés de chiffrement ne sont pas stockées avec les données, réduisant ainsi le risque de compromission en cas d’accès non autorisé. La mise en place de solutions externes de gestion des clés offre également une meilleure flexibilité dans la rotation et la révocation des clés, renforçant la sécurité globale du système.

En combinant ces bonnes pratiques, les organisations peuvent établir une posture de sécurité robuste dans le contexte du cloud souverain, garantissant ainsi la protection des données sensibles contre les menaces émergentes et les risques potentiels.

Qui peut me priver de mes données ?

La question cruciale de savoir qui peut potentiellement priver l’utilisateur de ses données souligne l’importance du contrôle d’accès et de la transparence contractuelle dans le contexte du cloud souverain.

Dans un environnement de cloud souverain, la mise en place d’un contrôle d’accès rigoureux est impérative. Cela implique de définir clairement les privilèges d’accès pour chaque utilisateur, en fonction de ses responsabilités et de sa position au sein de l’organisation. Les mécanismes d’authentification, tels que l’authentification multi-facteurs (MFA), ajoutent une couche de sécurité supplémentaire en vérifiant l’identité de l’utilisateur avant de lui accorder l’accès aux données sensibles.

La transparence contractuelle est tout aussi cruciale. Le contrat entre l’utilisateur et le fournisseur de services cloud souverain doit spécifier clairement les conditions d’accès et de manipulation des données. Les points clés comprennent les autorisations d’accès, les engagements en matière de confidentialité, les mécanismes de contrôle, et les procédures en cas de résiliation du service. Cette transparence garantit que l’utilisateur comprend parfaitement comment ses données seront traitées et qui peut y accéder

Le contrat doit également définir clairement les responsabilités de chaque partie en matière de sécurité des données. Cela inclut la responsabilité du fournisseur de services cloud souverain de mettre en place des mesures de sécurité robustes et de signaler toute violation de données. De même, l’utilisateur a la responsabilité de respecter les politiques de sécurité définies par le fournisseur et de signaler toute activité suspecte.

Les mécanismes de contrôle en temps réel sont essentiels pour garantir que l’accès aux données est surveillé en permanence. Cela implique l’utilisation de technologies de détection d’intrusion, de surveillance des journaux d’accès, et de systèmes d’alerte précoce. Ces mécanismes permettent d’identifier rapidement toute activité anormale et de prendre des mesures immédiates pour minimiser les risques.

Le contrat doit également garantir la portabilité des données en cas de changement de fournisseur de services cloud souverain. Cela assure à l’utilisateur qu’il peut récupérer ses données de manière transparente et les transférer vers un autre environnement en cas de besoin, préservant ainsi sa liberté de choix et sa flexibilité.

En somme, en identifiant avec précision qui peut potentiellement priver l’utilisateur de ses données, en instaurant un contrôle d’accès rigoureux, en assurant la transparence contractuelle et en définissant clairement les responsabilités, les utilisateurs peuvent renforcer la sécurité de leurs données dans un environnement de cloud souverain. Cela contribue à instaurer un niveau élevé de confiance entre les parties et à garantir que les données sensibles sont traitées avec le plus grand soin.

Rapidité et sécurité : classifier, politique, intégrité

L’équilibre entre rapidité et sécurité constitue un défi délicat dans le contexte du cloud souverain, nécessitant une approche réfléchie et stratégique pour assurer la protection optimale des données sensibles.

Classer les différents services selon leur sensibilité et leur importance est une première étape cruciale. Cela permet de hiérarchiser les mesures de sécurité en fonction des besoins spécifiques de chaque service. En identifiant les données critiques et en les isolant, les organisations peuvent concentrer leurs efforts de sécurité là où ils sont le plus nécessaires, tout en permettant une gestion plus agile des services moins sensibles.

La mise en place d’une politique de sécurité robuste est indispensable pour établir des directives claires et cohérentes en matière de protection des données. Cela englobe la définition des niveaux d’accès, la gestion des autorisations, et l’application de pratiques de sécurité telles que le chiffrement des données et la surveillance continue. Une politique de sécurité bien définie contribue à réduire les risques liés à l’accès non autorisé et aux menaces potentielles.

L’authentification multi-facteurs (MFA) est une mesure essentielle pour renforcer la sécurité des accès aux données. En exigeant la vérification de plusieurs éléments, tels que des identifiants, des mots de passe et des codes générés, l’authentification multi-facteurs complique significativement toute tentative d’accès non autorisé. Son implémentation est donc cruciale pour garantir que seules les personnes légitimes ont accès aux informations sensibles.

La continuité opérationnelle et l’intégrité des données sont des aspects essentiels à évaluer pour garantir un fonctionnement ininterrompu et fiable. Des plans de continuité solides, comprenant des mécanismes de sauvegarde réguliers et des procédures de récupération après sinistre, sont nécessaires pour prévenir la perte de données et minimiser les temps d’arrêt en cas d’incident. L’intégrité des données, assurée par des mécanismes de contrôle rigoureux, garantit que les informations restent intègres et non altérées.

La fiabilité des infrastructures et des applications joue un rôle clé dans la sécurité globale. Les organisations doivent évaluer la robustesse des serveurs, la résilience du réseau, et la stabilité des applications pour minimiser les risques de défaillance technique. Les mises à jour régulières, la surveillance proactive, et la correction des vulnérabilités contribuent à maintenir des environnements fiables et sécurisés.

Bien que chacun ait sa propre définition du cloud souverain, les aspects cruciaux de la sécurité des données restent universels. Les choix stratégiques, les bonnes pratiques rigoureuses et l’évaluation continue sont les piliers pour assurer la confidentialité, l’intégrité, et la disponibilité des informations sensibles dans un paysage numérique en constante évolution.

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