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Retour sur l’édition 2024 du Breizhcamp

Breizhcamp 2024

Breizhcamp 2024 : le rendez-vous incontournable des techs rennais

Du 26 au 28 juin dernier s’est tenue l’édition 2024 du BreizhCamp, cette année sur le thème « Star Wars ». Depuis 12 ans, ce rendez-vous annuel rassemble développeurs et experts autour d’une douzaine de thématiques, dont la data, le web, la sécurité, l’intelligence artificielle et le développement.

Que ce soit sous la forme de retours d’expérience ou au format encyclopédique (moins digeste mais tout autant enrichissant), il y en a pour tous les goûts. Cette diversité nous tient en haleine pendant plusieurs jours, bien que notre cerveau soit en compote en fin de journée. Il est possible de suivre jusqu’à 10 conférences par jour, sous réserve de se hâter au buffet de la pause déjeuner, il va sans dire.

L’événement est devenu tellement populaire qu’en 2024, les organisateurs ont procédé à un tirage au sort pour l’accès à la billetterie. J’ai fait partie des heureux élus et Néosoft a fait le reste : destaffing, réservation des billets, t-shirt floqué et bonne humeur… Tous les ingrédients étaient réunis pour faire le plein d’énergie et de motivation, car ce sont là des enjeux majeurs de nos métiers : poursuivre inlassablement notre effort d’apprentissage pour répondre aux changements technologiques et organisationnels.

En tant que Technical Lead, je me suis naturellement tourné vers des sujets en lien direct avec ma mission chez mon client. J’ai cherché des moyens pour permettre à l’équipe de se concentrer sur le développement, réduisant ainsi le temps passé sur l’infrastructure cloud, les pipelines CI/CD et les mises à jour des dépendances. Une question que j’ai souvent à l’esprit est : comment rendre nos bases de codes et nos procédures plus simples, compréhensibles et surtout pérennes ?

Cela correspondait à la keynote du jeudi matin sur la durabilité de la technologie et de la connaissance. Pour retranscrire le discours à ma façon, je comparerai la foule de frameworks JavaScript (en mouvement constant) aux fondamentaux du web : vaut-il mieux devenir expert sur React, ou préférer d’abord maîtriser le protocole HTTP qui n’est pas près de tomber aux oubliettes ?

Dans cet état d’esprit, j’ai assisté à la conférence « APIs ❤️ HTML » où Benoit Averty s’est posé la question suivante : « Et si nos APIs REST retournaient directement du HTML plutôt que du JSON ? » Cette réflexion, menée en s’appuyant sur la librairie JavaScript HTMX, montre comment se passer de React ou d’Angular (du moins essayer). En exploitant les caractéristiques du protocole HTTP (verbes, en-têtes…) et les capacités natives de nos navigateurs, il est possible de dialoguer avec une API qui envoie du HTML pour faire de notre site internet une application dynamique, réactive et plus rapide. Voilà de quoi mettre bien des « stacks » techniques au régime…

Bon, soyons réalistes : modifier une stack technique demande de la volonté, de la sueur, du temps et donc de l’argent. Il en va de même pour ce qui est de maintenir notre code et ses dépendances. Voilà peut-être la panacée de la montée de version : Renovate. On peut parler de remède universel car Renovate peut vous aider à maintenir un tas de technologies différentes ! Une fois l’outil ajouté à votre intégration et déploiement continu, puis configuré, il pourra s’exécuter seul pour créer automatiquement des demandes de fusion de branches (« Merge Request« ) où vos dépendances sont mises à jour. Vous pourrez alors vérifier les modifications au cas par cas si vous êtes frileux ; la montée de version est alors semi-automatisée. Il est possible d’être plus permissif en autorisant la fusion automatique (automerge) ce qui vous donnera l’esprit libre 🕊, mais gare aux mauvaises surprises.

Pour rester sur la CI/CD, la conférence « Et si vous mettiez à disposition vos jobs de CI/CD sur une étagère ? » était particulièrement instructive. Depuis sa version 17, GitLab (pour tout type de licence) vous permet de créer des composants de pipelines dans des projets de composants (« components projects »). Plusieurs avantages à cela : vos composants sont listés dans un catalogue CI/CD, les composants peuvent être distribués et utilisés dans une version spécifique, et plusieurs composants peuvent cohabiter dans le même projet. Pour celles et ceux qui ont l’habitude d’utiliser des gabarits (« templates ») de pipeline, vous aurez le plaisir de dire adieu à une magie trop souvent obscure. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la documentation officielle.

En parallèle des sujets techniques, le BreizhCamp aborde également des questions sociales liées à la technologie. Cette année, j’ai été ravi par la conférence de Marcy Ericka Charollois sur les biais racistes présents dans l’UX des applications que nous concevons. Nous avons pu réfléchir aux limites de la bienveillance avec Malo Toanen et Luc Sorel-Giffo. Nous avons également eu droit au classique, mais non moins utile, rappel sur les bienfaits de l’artisanat logiciel avec des conférences comme celle sur la clean-archi front de Dorian Lamandé.

Mon coup de cœur de cette année ? Une conférence d’Audren Burlot sur un bout de code du moteur de Quake 3, entre nostalgie geek et génie du logiciel.
La magie d’une ligne de code :

i = 0x5f3759df - (i >> 1); // what the f*ck?

Audren Burlot nous a présenté avec beaucoup d’humour comment cette ligne de code magique a permis au moteur de jeu de multiplier ses performances par trois ! Une preuve de plus que les développeurs de ce jeu étaient des petits génies.

Le bilan de cette édition : trois propositions concrètes pour l’équipe de développement et pour notre client !
Mais surtout : un été qui démarre rempli de motivation 🤘 Vivement l’édition 2025 !

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